Carte Bretagne à Grande Vitesse

Le projet BGV se décompose en 4 leviers d’action pour une meilleure accessibilité de tous les territoires :

  1. La construction de la ligne à grande vitesse (LGV) Le Mans-Rennes
    Le coût de la LGV Bretagne-Pays de la Loire est de 3,4 milliards d’€ avec une participation du Conseil régional de 655 M€. Le chantier avance dans le calendrier prévu et sa mise en service est planifiée en mai 2017.
  2. La modernisation des lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper, et en gare de Rennes
    Les travaux de relèvement de vitesse des axes Rennes – Brest et Rennes – Quimper sont achevés. A cela s’ajoute : la modernisation de la signalisation sur l’axe Rennes – Redon entre début 2016 et mi 2017, la modernisation de la signalisation de la ligne Guingamp – Plouaret et le renforcement des sous-stations électriques à Saint-Avé et à Cesson dont l’achèvement est prévu en 2016. Par ailleurs, les travaux de désaturation de la gare de Rennes sont en cours.
  3. Des projets de pôles d’échanges multimodaux sur les principales gares de Bretagne
    Les travaux du PEM de Guingamp sont achevés et ceux de Rennes, Lorient, Saint-Brieuc, Morlaix et Redon sont bien engagés. Les études concernant les PEM de Vannes, Auray, Quimper et Brest sont en cours.
  4. La refonte des horaires TGV, TER et lignes routières régionales
    Les engagements de la future desserte TGV / TER ont donné lieu à la signature d’un protocole d’intention entre Pierrick Massiot et Guillaume Pepy le 24 avril à Brest, puis de la convention de financement TGV signée en novembre 2015. Cette ambition représentera pour le Conseil régional un investissement annuel de 10 millions d’euros qui s’ajouteront aux presque 100 millions d’euros dédiés chaque année au fonctionnement du TER.
    Accéder aux nouveaux horaires 2017 – 2018

Au total les projets d’infrastructures de Bretagne à Grande Vitesse représentent un investissement de plus de 4 Milliards d’euros incluant une participation du Conseil régional de 830 M€. A cela s’ajoutent la contribution annuelle de 10 millions d’euros pour le service TGV.

La ligne à grande vitesse (LGV) Bretagne – Pays de la Loire s’inscrit dans le prolongement de la LGV Atlantique Paris – Le Mans. Avec un gain de temps estimé de 37 mn, cette ligne nouvelle permettra de réduire de manière significative les temps de parcours entre Paris et la Bretagne. Au-delà de cet objectif majeur, la LGV représente pour les entreprises et pour les habitants des territoires traversés, une dynamique économique très importante.

Une réalisation dans les temps

Les travaux de la LGV se déroulent de manière assez exemplaire, conformément au planning général, non seulement sur la ligne elle-même, mais également sur les raccordements au réseau existant et la « virgule de Sablé ». Après avoir terminé le terrassement et les ouvrages d’art, la pose des équipements ferroviaires est maintenant bien engagée, et doit s’achever à l’automne 2016, pour permettre les essais ferroviaires, puis la mise en service de l’infrastructure en mai 2017.

Un chantier colossal

Quelques chiffres suffisent à donner l’ampleur de ce projet :

  • 214 kilomètres sont bâtis (dont 182 kilomètres de ligne nouvelle et 32 kilomètres de raccordements vers les lignes existantes),
  • 26 millions de m3 de terre déplacés,
  • 227 ouvrages d’arts,
  • 11 viaducs ferroviaires,
  • 820 kilomètres de rail,
  • 1 600 000 tonnes de ballast,
  • 680 000 traverses,
  • plus de 9 000 poteaux caténaires…

Un financement collectif sans précédent

Le montant global du projet LGV est de 3,4 milliards d’euros : SNCF Réseau (43%), l’Etat (28,6%), les collectivités pour 28,4% (dont 19,7% pour le Conseil régional de Bretagne soit 655 millions d’euros) et l’Europe pour 11 millions d’€.

Un projet essentiel pour les économies locales

Depuis 2012, date de démarrage des travaux, le projet de la LGV a directement créé 1500 opportunités d’emploi (Eiffage et ses principaux sous-traitants) au bénéfice des demandeurs d’emploi des deux régions traversées. 1 250 demandeurs d’emploi locaux ont pourvu ces postes, dont 300 bretons. Plus de 13% des heures travaillées l’ont été par des personnes en situation d’insertion professionnelle (plus de 20% des bretons recrutés). Sur l’ensemble du projet, 180 000 heures de formation ont été dispensées pour qualifier les personnes recrutées aux métiers du chantier et du BTP. 520 millions d’euros de travaux et de dépenses ont profité aux entreprises locales, dont 180 pour la Bretagne. Les PME bretonnes en ont bénéficié à hauteur de plus de 100 millions d’euros.

Le site d’Eiffage Rail Express

Un Observatoire pour les impacts de la LGV

Il assure le suivi socio-économique et environnemental de la LGV, en phase travaux comme en phase d’utilisation jusqu’en 2022. Il fournit une information transparente sur les effets directs et indirects de la LGV sur les territoires. Il a pour objectif majeur d’améliorer la conception et l’intégration des futurs projets de la LGV.

Retrouver toutes les informations de l’Observatoire sur le site de la LGV

Pour répondre aux besoins des flux de voyageurs attendus dès la mise en service de la LGV, des projets de pôles d’échanges multimodaux ont vu le jour dans dix grandes gares bretonnes. Les PEM font partie intégrante du projet BGV: en facilitant l’accès au train, ils contribuent à la diffusion de la grande vitesse dans les territoires. Au-delà de l’enjeu capacitaire pour faire face aux augmentations de trafic, il s’agit de faciliter le passage du train à un autre mode de transport (réseaux de transports collectifs urbains et interurbains, voiture, vélos, piétons), de favoriser l’insertion de la gare dans son environnement urbain, et de garantir l’accessibilité de ces sites aux personnes à mobilité réduite par des aménagements adaptés sur l’ensemble de la chaîne de déplacements.

Un PEM pour quoi faire ?

  • accéder plus aisément aux gares routières et ferroviaires quel que soit mon mode de transport
  • disposer de correspondances optimisées et facilitées entre mes différents modes de transports
  • rejoindre le centre-ville rapidement
  • changer facilement de mode de transport afin d’effectuer les premiers et derniers kilomètres pour rejoindre mon lieu de travail ou mon domicile
  • disposer de places de parking réservées aux abonnés, avec accès Korrigo
  • disposer de places de stationnement sécurisées pour mon vélo
  • des aménagements accessibles aux personnes à mobilité réduite

Construction et financement du projet de PEM: qui fait quoi ?

Un PEM rassemble les collectivités locales porteuses (Ville et/ou Communauté de Communes ou d’Agglomération), les Départements, la ou les Régions, l’Etat, SNCF Gares et Connexions et SNCF Réseau autour d’un projet partenarial et partagé. La définition du Contrat de pôle en constitue la première étape: les différents partenaires avancent les clés de financement et les subventions qu’ils sont chacun susceptibles de proposer pour le PEM.

Le Conseil Régional finance à hauteur de :
  • 30% pour les aménagements visant à la mise en accessibilité PMR des quais
  • 20% pour l’aménagement du bâtiment Voyageurs
  • 15 % de l’aménagement des gares routières avec cars TER
  • 80% pour les places de parking réservées aux abonnés TER

La Région intervient en plus au titre de ses contrats de partenariats avec les Pays ainsi que via les fonds européens FEDER qui peuvent être mobilisés au titre de l’action “soutenir le développement de l’inter et de la multimodalité”.

Le coût global des investissements attendus, tous partenaires confondus, est estimé à ce jour à près de 350 millions d’euros. La part prévisionnelle du Conseil régional est estimée à environ 60M d’euros .

Dans la réflexion sur les PEM, le Conseil régional tient une place importante. Il se positionne en garant des intérêts ferroviaires de la gare, veillant à ce que les infrastructures demeurent suffisantes pour permettre le développement ferroviaire futur dans des conditions optimales. En tant qu’autorité organisatrice des transports, le conseil Régional veille au maintien de l’offre et de la qualité du service public pour les usagers du transport (accessibilité PMR, offre intermodale, parking avec accès Korrigo…). Fort de son expertise et de sa vision globale, il intervient également en facilitateur des échanges entre SNCF et les collectivités territoriales et apporte une aide technique à la définition des projets.

Mi 2016, le PEM de Guingamp est finalisé et les travaux sont bien engagés sur 5 sites : Lorient, Redon, St-Brieuc, Morlaix et Rennes. Le contrat de pôle d’Auray vient également d’être signé et les études se poursuivent sur les autres sites (Vannes, Quimper et Brest). A noter également qu’une onzième gare, celle de Vitré, s’inscrit désormais dans le dispositif.

La modernisation des axes Rennes-Brest et Rennes-Quimper est l’un des 4 axes du projet BGV.

Des trains plus rapides en Bretagne

Une modernisation  de deux principaux axes principaux s’est avérée nécessaire pour diffuser l’effet “accélération” jusqu’à la pointe de la Bretagne. Suppression de passages à niveau, ripages de courbes, renforcements des sous-stations électriques, modernisation de la signalisation : ces travaux visent à permettre aux TGV de rouler jusqu’à 200km/h sur certaines sections.

Un temps de parcours réduit et une sécurité routière renforcée grâce à la supression des passages à niveau.

Lorsque le relèvement de la vitesse se fait au delà de 160km/h, il nécessite de supprimer les passages à niveau (PN), ce qui contribue à renforcer la sécurité routière sur ces axes. Cette opération permet de réduire les temps de parcours en intra-Bretagne, en complément des gains de temps LGV. Des ripages de courbe et la suppression de 41 passages à niveau permettent des relèvements de vitesse entre 180 km/h et 220 km/h selon les sections. Les gains de temps sont de l’ordre de 4 min sur Rennes-Brest et de 5 min sur Rennes-Quimper.

Suppression du PN de Saint-Martin des Champs

Cette suppression s’inscrit dans l’opération de modernisation des axes Rennes-Brest/Rennes-Quimper, phase 1 (RB/RQ phase 1). Les travaux consistent à créer un ouvrage routier sous la voie ferrée, en lieu et place du passage à niveau. Ainsi, les véhicules traversant la voie ferrée pourront désormais passer sous celle-ci, en toute sécurité. L’ouvrage construit est appelé « pont-rail petit gabarit », cela signifie qu’il sera emprunté par des véhicules légers, les poids-lourds pouvant emprunter d’autres ouvrages déjà existants à proximité. Les travaux de construction du nouvel ouvrage sont réalisés au plus près de la voie ferrée qui est maintenue en exploitation tout le temps du chantier. En effet, les éléments d’ouvrages préfabriqués sur sites doivent être poussés sous la voie ferrée lors d’une opération « coup de poing »  qui nécessitent de stopper totalement le trafic ferroviaire. La suppression de ce passage à niveau est estimée à environ 8M€, la part de la Région est de l ‘ordre de 10 %.

En 2017, la mise en service de la nouvelle ligne à grande vitesse entre Le Mans et Rennes mettra la porte de la Bretagne à 1h25 de Paris, et fera gagner jusqu’à 50 minutes en moyenne aux gares situées à l’ouest de Rennes. Plus largement, la Bretagne bénéficiera d’une nouvelle offre ferroviaire TGV et TER, augmentée de 20 % et entièrement repensée pour que chaque territoire bénéficie de la grande vitesse et d’une offre régionale encore plus performante.

Pour tout connaitre de cette nouvelle offre pour la Bretagne, c’est ici